Autrices : Dubé, L., Desrosiers, J. & Belleville, G.
Résumé de l'affiche :
Cette étude examine si la façon dont les personnes victimes d’agression sexuelle attribuent le blâme de l’agression diffère selon qu’elles aient porté plainte aux policiers ou non. L’étude a été menée auprès de 125 personnes ayant dévoilé leur agression à un proche, dont 97 n’avaient pas porté plainte aux policiers et 28 l’avaient fait. Le blâme de soi (c.-à-d. se blâmer pour l’agression vécue) est présent dans les deux groupes, sans différence significative. En revanche, le blâme externe est plus élevé chez celles qui ont dénoncé. Lorsque les trois types de blâme externe sont examinés, seul le blâme de l’agresseur est significativement plus élevé chez les personnes ayant porté plainte, mais il n’y a pas de différence pour le blâme de la société et le blâme du hasard. Ces résultats pourraient s’expliquer par le fait que blâmer l’agresseur rendrait le dépôt d’une plainte plus cohérente, car elle implique de désigner clairement un responsable, ce qui correspond aux attentes du système de justice.
Affiche présentée au 47e congrès annuel de la Société Québécoise pour la Recherche en Psychologie (SQRP), 30 mai au 1er juin 2025
Questions et informations
Pour toute question relative à la recherche, contactez Laurence Dubé au laurence.dube.8@ulaval.ca
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